Injections de toxine botulique (Botox)

La toxine botulique est une substance qui diminue temporairement la contraction des muscles en agissant au niveau de la jonction neuro-musculaire.

En pratique, les indications les plus classiques de la toxine botulique dans le domaine de l’esthétique concernent les rides inter-sourcilières, les rides du front et les rides de la patte d’oie.

Le but recherché est de réduire l’action des muscles situés au niveau du front et des sourcils, afin d’atténuer les rides provoquées par la contraction de ces muscles. Il ne s’agit pas d’un « comblement ». Une telle utilisation permet de lisser les reliefs cutanés, d’obtenir ainsi un relâchement cutané de la tension musculaire ainsi qu’un effet préventif et protecteur contre le vieillissement quand le traitement est entretenu sur le long terme.

L’objectif essentiel de ce traitement est de diminuer les rides et ridules au repos et non d’empêcher la contraction musculaire : on jugera donc le résultat principalement sur les rides au repos.

Le traitement par toxine botulique doit être conçu et géré dans le temps : il convient de traiter progressivement et d’éviter le risque « d’en faire trop » lors des premières injections. Il vaut mieux une première séance modérément efficace que trop efficace : il n’est donc pas souhaitable d’avoir un résultat optimal dès la première injection. On pourra toujours rajouter du produit si l’effet est insuffisant, alors qu’on ne pourra pas en enlever s’il est jugé excessif.

Avant les injections

Aucune préparation particulière n’est nécessaire.
Le jour de l’injection, vous n’avez pas besoin d’être à jeun.
Il convient de se démaquiller avant les injections.
Il est important de minimiser les risques de saignement des régions traitées, en évitant de prendre les jours qui précèdent et les jours qui suivent de l’aspirine, de la vitamine E et la triade anti-oxydant ACE.

Les contre-indications à la toxine botulique sont les suivantes :

  • La myasthénie ou autre maladie neuromusculaire
  • La grossesse et l’allaitement
  • Les cas d’hypersensibilité à la neurotoxine botulinique A ou à la sérum-albumine
  • Les traitements par des aminosides

Déroulement des injections

Les injections étant peu douloureuses, aucune anesthésie n’est nécessaire. Toutefois, en cas de sensibilité importante, on peut utiliser une crème anesthésiante superficielle type Emla.
Le traitement sera réalisé au cabinet et consiste en une série d’injections au niveau du visage. L’aiguille est fine. La durée du traitement est de l’ordre de quelques minutes.

Après les injections

Une feuille concernant les différents consignes à suivre après les injections vous sera remise.

Habituellement, les suites de ces injections sont simples. Quelques marques un peu gonflées subsistent 20 à 30 minutes puis disparaissent. Il est possible de reprendre les activités normalement après.

L’utilisation de doses adaptées à chaque cas, en fonction de la puissance musculaire, permet d’éviter l’aspect « figé » souvent redouté.

Quelques effets indésirables peuvent apparaître et sont toujours transitoires :

  • Rougeur localisée aux points d’injection (pouvant durer quelques jours)
  • Ecchymoses au niveau des zones d’injection (pouvant durer quelques jours)
  • Oedèmes, le plus souvent autour des yeux, qui peut s’installer en quelques jours (pouvant durer quelques jours)
  • Troubles de la sensibilité : une sensation de tension ou de fixité du front ainsi qu’une modification de la sensibilité souvent liée à une sensation de cartonnement (pouvant durer quelques jours)
  • Douleurs fugaces oculaires ou faciales de manière tout à fait exceptionnelle
  • Asymétries temporaires en fonction de la durée d’action différente entre un côté et l’autre. Une correction doit donc attendre 10 à 15 jours.

Quoiqu’il en soit, après la première séance, le Dr Moyal vous reverra dans les 15 jours suivant les injections pour juger de l’efficacité. N’hésitez pas à la contacter si vous avez la moindre inquiétude.

Les résultats

Le résultat d’atténuation des rides avec conservation de petits mouvements est obtenu trois à quinze jours après les injections.

Le résultat obtenu après la première séance dure en moyenne 3 à 6 moisau terme desquels, l’injection peut être renouvelée. Les injections doivent être pratiquées plusieurs fois avec des intervalles de 3 à 6 mois afin d’obtenir une certaine stabilité du résultat. A partir de la deuxième injection,les résultats peuvent être plus durables.

Il est recommandé de ne pas rapprocher les séances à moins de 3 mois.

Des imperfections localisées (persistance de petites ridules) peuvent être observées dans certains cas, surtout quand le traitement a été instauré tardivement. Elles dépendent de l’aspect de la surface de la peau qui peut présenter, déjà avant les injections, une « fracture » indélébile dûe à l’ancienneté de la ride.

Il peut exister aussi des résultats insuffisants et même asymétriques : ils sont dûs au fait que nous avons des muscles plus ou moins puissants et souvent asymétriques. Ces imperfections sont en général traitées par une injection complémentaire de toxine botulique le mois suivant l’injection (jamais avant 15 jours).

Une asymétrie résiduelle peut avoir lieu dans les cas où une asymétrie entre les deux côtés du visage, ainsi que des rides plus marquées d’un côté que de l’autre, existent avant l’injection. Les photos au repos et en dynamique avant l’injection permettent de bien analyser la situation antérieure au traitement.

Les complications envisageables

Les complications envisageables sont très rares et aucune n’est définitive.

Loco-régionales :

  • Maux de têtes : peuvent être présents au décours des premières injections (pouvant durer quelques heures à quelques jours)
  • Ptose des sourcils : l’injection du front peut provoquer une légère descente des sourcils. Ce léger abaissement régresse habituellement en quelques semaines.
  • Ptosis des paupières : l’injection des rides du lion peut provoquer une chute partielle de la paupière supérieure qui peut durer 4 à 8 semaines. Elle est rare et disparaît toujours au-delà de quelques semaines.
  • Sécheresse oculaire : par diminution de la sécrétion lacrymale susceptible d’entrainer une kératite.
  • Contraction paradoxale d’un muscle et troubles de la mimique : dans les jours suivant l’injection, les muscles traités peuvent présenter quelques mouvements paradoxaux (contractions spontanées) sans gravité.
  • Diplopie (vision double) : quelques rares cas ont été rencontrés et régressent eux aussi en quelques semaines.

Générales : (exceptionnelles) :

  • Réaction allergique
  • Nausées, vertiges
  • Fatigue, syndrome grippal, fièvre
  • Sécheresse cutanée ou buccale

A ces risques connus s’ajoutent les imprévisibilités de durée et d’aspects et enfin, les risques exceptionnels, voire même des risques inconnus inhérents à tout acte médical.

Informations tirées de la feuille d’informations dédiées aux patients sur les injections de toxine botulique à visée esthétique, rédigée par la Société Française de Chirurgie Plastique Reconstructrice et Esthétique SOF.CPRE

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